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UNDERGROUND
INVESTIGATION Zine #46 Si vous êtes des fidèles de notre cher fanzine, vous avez déjà croisé plusieurs fois le nom de KRHOMADEATH, excellent combo death du Pas de Calais. Dès lors, à la lecture de cette interview, vous comprendrez qu’entre SCARVENGER et KRHOMADEATH, il n’y a qu’un pas en la personne de Tof… UI- Comment est né SCARVENGER et qu’est-ce qui vous a pousser à reprendre du service après KRHOMADEATH ? Tof- Après KRHOMADEATH est notre split en avril 1997, deux possibilités m’étaient offerte. Ou j’arrêtais tout, soit je continuais la musique. Sept 1997, je monte un groupe de death mais plus power (un peu dans l’esprit Napalm Death entre la période « Diatribes », « Inside The Torn Apart »). Je tairai le nom de ce groupe pour raison personnel, je l’ai quitté en juin 2000 pour monter SCARVENGER en octobre 2000. UI- Dans quel registre musical souhaitez-vous évoluer et quels sont, de ce fait, les aspects que vous mettez en avant dans votre musique et vos paroles ? Tof- C’est du death-metal à la Death (c’est ce qu’on me dit le plus après les concerts) ou Pestilence. C’est très valorisant. De toute façon, c’est mon but. Je cherche pas à être original, je me fais plaisir avant tout. C’est sûr qu’il y a un aspect un peu technique, mais c’e st pas ce que je recherche en priorité. Je compose de façon Heavy. Couplet, refrain, couplet, pont, etc. Les mélodies sont très importantes pour moi, je suis un grand fan d’Ozzy, Sabbath (évidemment), Maiden, King Diamond. Donc, je présente toujours SCARVENGER comme un groupe de death-heavy. Mais, on dirait que ça dérange le mot heavy quand je dis ce que je joue à des gens. Pour eux le death-metal ne doit être que brutal, joué hyper vite et ultra technique. Il faut un peu de ça, c’est vrai, mais le death vient avant tout du heavy-metal et ça ils ont trop tendance à l’oublier, on dirait qu’ils ont honte de ces racines, pourtant tout vient de Black Sabbath. Il fallait bien un point de départ. Et puis, je m’en branle de ces gens qui ont rien compris au Metal, ils passent à côté de plein de choses. UI- Votre démo promo contient 4 titres live, est-ce à dire que vous vous destinez avant tout à jouer en concert ou envisager vous aussi le studio ? Tof-
Tu fais tes preuves sur scène, là y ‘a pas de tricherie, pas de
bidouillage. Tu joues et tu donnes ce que t’as dans le ventre et
tant pis si tu joues une fausse note, ça arrive aux plus grands,
y’a pas de honte, la perfection n’existe pas sinon on aurait aucun
but. Si tu atteints le top que faire après ? UI- A quoi ressemble un concert de SCARVENGER et avez-vous d’ores et déjà quelques anecdotes croustillantes sur une de vos prestations ? Tof-
Disons que quand on joue, on essaie de faire passer un bon moment
aux gens présents au concert. On se fait plaisir à jouer et je pense
qu’ils le ressentent. En tout cas, on a jamais joué devant un parterre
vide, c’est positif.
UI- Comme pas mal de groupes du Nord de la France vous bénéficiez du soutien de Nihilistic Holocaust et des activités de Gabb. Que vous apporte cette collaboration et quel est votre avis sur les actions de Gab ? Tof-
Gab est un bon pote, discret mais passionné. |
UI- Quels sont les autres groupes de votre région avec lesquels vous entretenez des relations ? Tof- Je n’aime pas citer de noms. Mais bon, y’a mes potes de Disgust et Byatis, ils font du bon boulot. De toute façon, j’ai pas besoin de connaître 50 000 groupes. J’aime pas les fayots qui te crache dans le dos après. UI- Vous êtes également présent sur le Net. Qu’est-ce que ça vous apporte de plus ? Tof- Que les gens d’autres pays écoutent ce qu’on fait. Y’a vraiment des gens des quatre coins de la planète qui écoutent. C’est très bien. Qu’ils aiment ou pas ils le disent. Quand t’es musiciens faut savoir accepter les critiques, bonnes ou mauvaises, sinon, n’essaie pas de monter un groupe. UI- Pensez-vous qu’il soit inévitable pour un groupe d’être désormais sur Internet ? Tof- Je pense que oui. C’est le progrès, il faut suivre, mais garder un peu de recul quand même.
UI- Cependant n’est-ce pas à cause d’Internet et des possibilités qu’il offre que bon nombre de concerts sont désertés et d’albums invendus ? Quel est votre avis là-dessus ? C’est très délicat comme question. Il faudrait du temps pour analyser toutes les situations possibles. Grands groupes, groupes amateurs, etc. Y’a du pour et du contre. Cela peut aider ou te nuire. Tout dépend de la façon dont c’est utiliser. UI- Revenons à SCARVENGER ! Quels sont vos projets à court et long terme ? Tof- Tant que je pourrai jouer, le nom SCARVENGER existera, c’est mon dernier groupe (j’ai 31 ans). Si je pouvais enregistrer un album ou plusieurs et faire un max de concerts, et bien tant mieux. Je l’ai dit, je cherche pas à être original, je veux entretenir la flamme Metal. On aime ou on aime pas, je m’en fiche. J’ai trop envie de botter des culs, c’est un but aussi… UI-Si vous deviez retranscrire avec exactitude la musique et l’attitude de SCARVENGER au travers d’un film, à quel réalisateur feriez-vous appel et quel serait en gros le scénario ? Tof- James Cameron pour un remake du Justicier (R.I.P. Charles Bronson). J’incarnerais un musicien envoyé par Satan sillonner les clubs, bars branchés Metal. Et quand je verrai des branleurs dreadlockés en baggie sur scène jouer du néo-shit-Metal et bien je les flinguerai à bout portant style Terminator. Ah, ah, le pied ! UI- Etes-vous branchés par d’autres formes culturelles que la musique ? Tof-
Je ne regarde que des films de science fiction, horreur. Je suis
fan d’effets spéciaux à l’ancienne époque maquillage, latex, fan
de Christopher Lee période Hammer, bref, jusque fin des années 80
avant les effets digitaux. C’est bien mais faut pas en abuser, ça
aide quand on peut pas faire autrement. T3, quelle claque par exemple.
Comme X-Men (les 2). UI- Quels sont les trois mots essentiels à retenir dans cette interview et qui résument bien à eux seuls SCARVENGER ? Tof- Fidélité, détermination et sincérité. UI- Et votre mot de la fin pour les lecteurs et les fans ? Tof-
Sans fan, pas de groupe. Sans lecteur, pas de magazine et fanzine.
On peut rien faire sans eux. Conclusion : merci de votre soutien,
c’est simple, mais ça veut tout dire. |